Retour sur les bancs de l’école pour Acteurs et Cie !

Lundi 11 avril au lycée Chabrières, un lycée de la métropole de Lyon, Marion Ferlin est intervenu pour échanger et partager son expérience de l’entreprenariat avec les Premières STMG.  

Les élèves ont pu discuter et poser des questions pour se faire une idée de ce que signifie « entreprendre » et des éléments qui gravitent autour de ce domaine.  

Ce fut également l’occasion d’aborder le sujet des études supérieures : DUT, IAE, école de commerce… Tous les chemins sont permis, pourvu qu’ils mènent où vous voulez. 

Le mot de fin pour ces jeunes a été à l’image d’acteurs et Cie, « Oser », « oser rêver, oser y croire et oser faire ».  

Et vous, en Première que vouliez-vous faire ?  

Joseph Gardette : “Pour ma part, en classe de première je ne m’imaginais pas faire mon stage de première année de master en sciences cognitives au sein d’une entreprise qui dispense des formations, entre autres, tel qu’Acteurs et Cie. Je ne connaissais absolument pas le milieu de la formation et du conseil, mais aujourd’hui me voilà en stage dans cette entreprise et voici mon retour sur cette première journée: 

Ma première journée chez Acteurs et Cie fut bien particulière…


Je m’attendais à être intégrer au sein de l’entreprise et à rencontrer mes nouveaux collègues, finalement me voilà de retour au lycée. J’ai comme l’impression d’être projeté 5 ans en arrière, assis derrière un bureau, dans une classe de première. Mais cette fois ce n’est pas en tant qu’élève, cette fois j’accompagne les intervenants. Ces derniers sont conviés par l’association 100 000 entrepreneurs, qui a pour objectif de faire découvrir le monde de l’entreprenariat à de jeunes lycéens, à parler de leurs parcours.
 

C’est en observant Marion Ferlin parler de son parcours devant cette classe de 30 personnes que je me rends compte de l’implication d’Acteurs et cie dans la transmission. En s’exprimant sur ses connaissances, ses expériences personnelles ainsi qu’en faisant participer les élèves, elle parvient sans difficulté à captiver la salle.  

Au fil de l’intervention, je remarque que cette capacité à captiver l’attention n’est pas anodine. Etant moi-même étudiant en sciences cognitives comme énoncé plus tôt, je reconnais certaines techniques étudiées en cours via des articles scientifiques complexes.  

Nous savons, notamment grâce aux travaux du chercheur Razzo réalisés en 2012, qu’il existe bien un lien entre attention et apprentissage en cadre scolaire. Dans sa discussion avec les élèves Marion les impliquent en le faisant participer. 

Prenons l’exemple du 1,2,3 clap. Elle demande aux élèves de taper dans leurs mains lorsqu’elle leur en donnera le signal, quand elle aura dit clap. Mais juste avant de donner ce signal, elle se met à taper des mains. Suite à cela, c’est sans surprise que toute la classe tape dans ses mains avant d’avoir reçu le signal. C’est là que Marion leur pose la question suivante : « Pourquoi n’avez-vous pas respecter la consigne de base ? ». Les élèves, perplexes, se rendent compte qu’ils viennent de tomber dans le piège du mimétisme. « Faites ce que je dis mais pas ce que je fais ». Cette petite activité à l’aspect ludique a permis de faire comprendre quelque chose d’important à toute une classe tout en la faisant participer. 

Impliquer ses participants c’est captiver leurs attentions dans le but de favoriser la transmission de connaissances. L’efficacité de ce genre de pratique a été prouvée par le chercheur Michael et ses collaborateurs en 2008. De plus, je remarque que Marion ne reste pas statique au cours de sa présentation. Marion voyant qu’un élève assis au fond de la classe s’interrogeait sur sa profession, est allée à sa rencontre afin de l’inclure dans la discussion. Cette action s’est soldée par un échange à la fin du cours durant lequel l’élève est venu demander à l’intervenante des précisions sur son travail. Ces précisions l’ont conduit à se projeter dans ce milieu professionnel allant jusqu’à prendre les coordonnées de l’entreprise Acteurs et Cie. 

 Comme le chercheur Mahar et ses collaborateurs ont pu le prouver via leurs travaux effectués en 2004, le déplacement dans une salle de classe est essentiel afin de captiver l’attention des élèves. Le fait de créer une proximité entre les élèves et l’intervenant va permettre un rehaussement considérable des ressources attentionnelles de l’auditoire.  

 Pour un premier jour je me rends compte que mes cours ne sont finalement pas si inutiles.